BLUE RUIN, Jeremy Saulnier (2014)

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(Soupir)… (Re-soupir)…Un film attendu certes, qui ne déçoit pas j’en conviens, sans être pour autant « exceptionnel » et « magistral », contrairement à ce que  laissent entendre bon nombre de critiques…

Dwight Evans, sans domicile fixe et jeune homme ultra sensible, fragile et introverti, traîne sa carcasse dans une petite ville, où il n’a comme délit à son actif que celui de « s’inviter » chez des particuliers pour prendre des bains, afin de rester digne. Flanqué d’une vieille Pontiac qui fait office de résidence, et emprisonné dans des journées longues et ennuyeuses rythmant sa vie solitaire et marginale, ce personnage au regard doux et affecté, sera réveillé un beau matin par une policière empathique et imposante, qui lui annoncera une bien  préjudiciable nouvelle : « IL » sera bientôt libéré… Ce  « Il » n’est autre que Wade Cleland, auteur d’un double meurtre qui a fait basculer la vie de Dwight dix ans auparavant, le laissant  orphelin et en proie à une descente aux enfers qui l’aura mené directement dans la rue. Sous le coup d’une émotion violente et irrépressible, Dwight, ébranlé et écœuré, projette alors de se venger… Malheureusement, se retrouvant pris à son propre piège et n’ayant pas la carrure de ses ambitions, il s’embarquera rapidement dans un véritable jeu de massacre qu’il aura dès lors bien du mal à contrôler…

Je ne peux guère  en dire plus, sous peine de dévoiler plus avant l’intrigue, qui, sans être surprenante et mirifique, est plutôt bien ficelée. Un conseil tout de même, ne vous attardez pas trop sur les commentaires et autres réflexions élogieuses que vous pourrez lire sur ce film,  certes  réussi, mais qui n’a pas l’allure d’un chef-d’œuvre, loin s’en faut, malgré l’époustouflante prestation de Macon Blair…

Je conclurai par cette phrase (digne des « Cahiers du Cinéma »!) d’une personne de mon entourage bien inspirée, et qui, me semble-t-il, résume parfaitement bien ce long-métrage. C’est laconique mais direct, clair et concis : « Il est bien, mais dans trois jours je l’aurai oublié ». Tout est dit…  

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